Ensemble! Pour la France

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Wednesday, February 1 2006

Notre blog de soutien à Sarkozy...

http://nicolas.sarkozy.over-blog.com/

Contrat première embauche : une nouvelle chance pour les jeunes

Le contrat première embauche est une réponse inédite au chômage et la précarité des jeunes dans notre pays. Son objectif : donner aux jeunes un ticket d’entrée sur le marché du travail en leur ouvrant une voie plus rapide et plus sûre à un emploi stable et en leur donnant des droits nouveaux.

En matière de chômage des jeunes, la France est la lanterne rouge en Europe : 23% de jeunes sans emploi soit 6 points de plus que le reste de la zone euro (9,6% pour l’ensemble de la population française). Un taux qui monte jusqu’à 40% pour les jeunes les moins qualifiés. Autre particularité française, un jeune met en moyenne 8 à 11 ans avant de trouver un emploi stable, c’est deux fois plus que chez nos voisins européens. Quant aux jeunes qui sont embauchés en CDD, 78% d’entre eux ne dépassent pas un mois.

Utilisons ce qui marche

Fort du succès du Contrat Nouvelle Embauche (280 000 CNE signés depuis septembre), il était naturel de passer à la vitesse supérieure. Notre devoir était de répondre à ce problème en prenant exemple sur ce qui a fonctionné et réussi à l’étranger. Le contrat Premier embauche, à durée indéterminée, est ouvert à tous les jeunes de moins de 26 ans embauchés dans une entreprise de moins de vingt salariés.

Un contrat anti-précarité

Le contrat Première embauche a pour objectif de sortir de la précarité les jeunes qui enchaînent stages, CDD, intérim en ouvrant aux jeunes une voie plus rapide et plus sûre à un emploi stable. Il donne en outre des droits nouveaux :

1) une garantie de rémunération : en aucun cas les rémunérations ne pourront être inférieures au régime commun des salariés ; 2) un droit à la formation individuel ouvert dès la fin du 1er mois alors que dans les autres contrats le droit à la formation ne s’ouvre qu’au bout d’un an ; 3) une protection renforcée en cas de licenciement : en cas de rupture du CPE après 4 mois, une allocation forfaitaire de 490 euros par mois, financée par l’État, est versée pendant 2 mois au jeune. (Aujourd’hui, les allocations chômage se déclenchent qu’à partir de 6 mois de travail) ; 4) les stages, les contrats à durée indéterminée et les périodes en alternance effectués dans l’entreprise seront décomptés de la période de consolidation de l’emploi de 2 ans. (Exemple : un jeune qui aurait déjà fait 6 mois stage et 6 mois de CDD dans l’entreprise n’aurait plus que 12 mois de période de consolidation) ; 5) l’accès au logement : les possibilités offertes par Locapass sont étendues aux titulaires du contrat première embauche ; 6) l’accès aux crédits : les banques ont d’ores et déjà annoncé qu’elles considéraient le contrat nouvelle embauche comme un CDI.

La gauche a condamné les jeunes au chômage

Que sont devenus les emplois jeunes du gouvernement Jospin et leur soi-disante utilité sociale? Combien de ces contrats précaires, nivelant par le bas la situation des jeunes, se sont transformés en CDI? Doit-on restreindre les jeunes à travailler dans une administration ou une association ? Des questions laissées sans réponses par ceux qui aujourd’hui tentent d’orchestrer une campagne de désinformation contre le contrat première embauche pour lequel ils n’opposent aucune contre-proposition sérieuse. _

Votre avis à vous?

Tuesday, January 31 2006

Mes idées politiques pourrait devenir "Sarkozy 2007 le blog"

Dans les prochains jours, le blog que vous êtes entrain de visiter sera seulement un blog d'archives, en effet nous allons lancer un blog de soutien à Nicolas Sarkozy.

A bientôt.

Sarkozy précèdera Villepin aux Antilles

PARIS (AP) -- Nicolas Sarkozy a annoncé mardi à l'issue d'un déjeuner avec Dominique de Villepin qu'il précèdera le Premier ministre aux Antilles.

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Tous avec Sarkozy en 2007!

Notre forum politique, marche de plus en plus, d'où une réforme de ce blog dès le week-end prochain!

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Tuesday, January 17 2006

Réponse à un membre du forum, sur l'action de Nicolas sarkozy...

''La droite est au pouvoir depuis 3 ans et Nicolas Sarkosy est resté pratiquement toute cette période au ministère de l'intérieur. Il a marqué son ministère par une politique de la fermeté et de la répression au mépris du dialogue, du rôle du monde associatif dans les cités. D'ailleurs il a licencié un commissaire qui organisait des manifestations sportives pour les jeunes des cités. Au regard de l'actualité et de l'explosion des violences dans les cités que pensez-vous de l'action de Nicolas Sarkozy .

je vais vous proposer un sondage auquel vous devrais choisir l'option qui vous convient le mieux.

Option 1:

Nicolas Sarkozy a rétabli l'ordre et le respect de l'état de droit dans les cités ?

Option 2:

Nicolas Sarkozy a aggravé le communautarisme, le sentiment d'exclusion dans les cités ?

Option 3 :

Nicolas Sarkozy a laissé aux jeunes la violence comme seul moyen d'expression en coupant les subventions aux associations de quartier ?

Option 4:

Est-ce que finalement l'explosion de violence dans les cités ne met pas Sarkozy en position de force, notamment pour les élections de 2007. Les électeurs appeurés par tant de violence n'auront d'autres choix que de voter Sarkozy pour mater la rébellion dans les cités (au dernier sondage la popularité de N. Sarkozy était de 57%) ?

A vous de vous prononcer !

VEGA Thierry''

Bonjour vous semblez dire dans votre sujet, vos opinions en oubliant tout de même la vérité.

est resté pratiquement toute cette période au ministère de l'intérieur. Déjà vous vous trompez, entre le ministere de l'interieur et des finances, la présidence de l'UMP...

__Vous dîtes qu'il préfere la répression au mépris du dialogue. Pourquoi? Parce que bon nombre de gens profitent de la situation, il est temps de montrer en France qui est la patron, les cités ou l'état. Jusqu'a preuve du contraire c'est l'état !

N'oubliez pas non plus, que les banlieues est un problème, non seulement existant depuis des années, mais mal compris. Arretons déjà la manipulation médiatique qui coupe tout sauf le mot "racaille". Mais un Voyou il faut l'appeler tel quel, et ne pas se cacher derrière "Jeunes tranquilles". En 99, un candidat que vous soutenez faisait campagne à l'époque pour les Europpéenes sur une future crise des banlieues! Cela prouve la laxisme de droite et de Gauche.

Quand je vois sur ce forum des gens dire, on fait des reformes c'est nul. On en reparlera dans quelques années. Nous travaillons toujours pour le futur. Ce qui prouve que les banlieues ont juste choisi comme tête de turc Nicolas Sarkozy, car ils sont anti-police mais sans plus! Faut dire aujourd'hui la télé n'aide pas, je parle même pas des guignols de l'info.

Dans vos "questions" vous vous focalisez sur le problème des cités, je sais pas vous, mais avant de faire un sujet j'essai de le comprendre. Le ministre de l'interieur s'occupe de plusieurs problèmes, dont la sécurité routière et la mise en place des radars, de l'applications des lois... Cela enerve parce que les Français ont été trop habitué à faire les imbéciles sans être punis. A l'école, quand vous avez 6 ans, tu fais quelques chose de mal, tu vas au coin, là c'est pareil ;)

Donc j'ai voter "autre opinion", car je suis contre votre opinion, vous developpez simplement une partie de son mandat, ce qui montre que l'extreme droite (qui en fait autant) n'a pas de "programme"...__

Saturday, January 14 2006

Devillepin présente ses voeux pour 2006

Dominique de Villepin a présenté, mardi 10 janvier 2006, ses voeux à la presse, l’occasion pour le Premier ministre de souhaiter que 2006 soit une année d’engagements, de vérité, de détermination et de courage. Une année d’engagements

Le grand défi d’aujourd’hui, a souligné le Chef du Gouvernement, est de "faire reculer le chômage". Rappelant les mesures mises en oeuvre en 2005, avec la création du Contrat nouvelles embauches notamment, Dominique de Villepin a annoncé le lancement dans les jours prochains de la deuxième étape de la bataille pour l’emploi, qui sera principalement axée sur les jeunes. Une année de vérité

Pour le Premier ministre, il est important de reconnaître le caractère "inacceptable" de la dette publique. Il entend ainsi la réduire d’ici à 5 ans, en passant de 66 à 60 % du PIB.

A cette fin, un engagement chiffré de réduction de la dette sera annoncé en juin prochain.

Dominique de Villepin souhaite par ailleurs que "l’impatience des Français" quant à leur désir de résultats soit intégrée dans la politique. Pour cela, le "principe de l’accompagnement personnalisé" devra être généralisé afin d’aider les personnes en difficulté et de ne laisser "personne au bord du chemin". Une année de détermination et de courage

En 2006, le Premier ministre entend oeuvrer à "la défense de notre unité nationale" en "trouvant des solutions adaptées à l’exigence républicaine".

S’appuyant sur un renforcement des règles, particulièrement en matière d’immigration, l’unité nationale reposera avant tout sur l’égalité des chances, grande cause nationale en 2006.

Notant que la France avait une "vocation européenne et internationale", Dominique de Villepin a souhaité que le pays se dote d’une "vision de l’avenir" et fasse "fi des obstacles pour tracer son destin".

Source: 2villepin

Tuesday, January 10 2006

Vote des adhérants UMP

Le scrutin est ouvert du lundi 9 janvier 2006, 9 heures au samedi 21 janvier 2006, 18 heures. Vous accédez au module de vote en ligne pour le vote des adhérents de l'UMP. Après vous être identifié, vous pourrez voter en indiquant votre choix par un simple clic. Vous pourrez ensuite consulter ce choix avant de valider définitivement votre vote. Les informations sont cryptées pour protéger la confidentialité de votre vote. Veuillez maintenant saisir votre identifiant et le code secret reçus par courrier postal.

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Nicolas Sarkozy personnalité de l'année pour les ados

Nicolas Sarkozy personnalité de l'année pour les ados

Nicolas Sarkozy arrive en tête des personnalités de l'année (62%) pour les plus de 14 ans selon le quodien "L'Actu", alors qu’Harry Potter triomphe chez les lecteurs du journal des 10-14 ans "Mon Quotidien". Le Président de l’UMP est suivi, ex aequo, par l'ancien pape Jean Paul II et le footballeur Zinedine Zidane.

Friday, December 30 2005

Bonne année 2006

Bonne et heureuse année politique 2006!

Notre forum politique ! Les stats !

Nos membres ont posté un total de 592 messages Nous avons 17 membres enregistrés

2000 Visites / semaine

Nicolas Sarkozy podcasté pour la première fois

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy a accordé une interview vidéo sur Internet à Loïc Le Meur, un des bloggers les plus lus en France. Ce fut l'occasion pour lui de rappeler l'importance des débats que génèrent aujourd'hui les blogs et l'outil qu'est devenu Internet dans l'univers politique.

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Photo de Sarkozy sur une affiche appelant à voter LEPEN

Une affiche appelant à voter Le Pen, sous une photo du ministre de l'Intérieur, est apparue sur les murs de la capitale. Cette campagne est jugée "inacceptable" par le ministre Christian Estrosi.

"C'est tout à fait inqualifiable. Qui sont les extrémistes ?", s'est demandé mardi Christian Estrosi, ministre délégué à l'Aménagement du territoire à propos de la nouvelle campagne d'Act Up. Une affiche montre en effet un portrait de Nicolas Sarkozy avec un appel à voter Jean-Marie Le Pen. Selon ce proche du patron de l'UMP, "Act up a une attitude qui n'est pas acceptable". Il affirme que grâce à "l'action" de Nicolas Sarkozy, le Front national "ne cesse de régresser" dans les élections partielles.

Act up entend avec cette campagne "contester la politique populiste" du ministre de l'Intérieur. Selon l'association le "grand danger" aujourd'hui, c'est Nicolas Sarkozy qui "cultive les terres" du président du FN. Act up, qui a mis l'accent cette année sur la situation sanitaire des migrants, estime que le ministre de l'Intérieur est responsable de l'aggravation de celle-ci. "Le constat est alarmant, notamment pour les migrants irréguliers", affirme l'association. "Ce sont des gens qui arrivent avec des pathologies très lourdes à qui on donne des autorisations de séjour à renouveler tous les trois mois, alors qu'ils devraient avoir droit à une carte de séjour d'un an", a-t-il affirmé.

Source LCI

Sunday, December 18 2005

Nouveau FOrum Pour Nicolas Sarkozy

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Saturday, December 17 2005

Sarkozy répond à Chirac

PARIS (AP) -- Nicolas Sarkozy contre-attaque. Le président de l'UMP, rappelé à l'ordre cette semaine par Jacques Chirac sur son vocabulaire, a reproché samedi au chef de l'Etat de se "focaliser sur les mots" qu'il a employés à propos des banlieues pour oublier les "vrais maux" de la société française. M. Sarkozy, qui accueillait le 200.000e adhérent de l'UMP salle Gaveau dans le 8e arrondissement de Paris, a répondu aux dernières attaques du camp chiraquien contre lui et attaqué implicitement son rival Dominique de Villepin. Le premier à en prendre pour son grade a été Jacques Chirac. Mardi dernier, le chef de l'Etat avait rappelé à l'ordre le ministre de l'Intérieur pour son vocabulaire. "En politique, le choix des mots est évidemment essentiel", avait déclaré Jacques Chirac dans "Le Parisien". La remarque visait le terme de "racailles", employé le 26 octobre dernier par M. Sarkozy à Argenteuil (Val-d'Oise). La gauche et le ministre délégué à la Promotion de l'Egalité des chances Azouz Begag avaient accusé le ministre de l'Intérieur d'avoir contribué à l'explosion de violence qui a embrasé peu après les banlieues. "On se focalise sur les mots pour mieux oublier les maux, les vrais. On se focalise sur la dénomination pour mieux occulter la réalité", a répliqué samedi M. Sarkozy. Pour le ministre de l'Intérieur, qui n'a toutefois pas utilisé le terme de "racailles", "celui qui brûle une voiture, c'est un voyou, c'est un délinquant, et il doit être traité comme tel". Chargé de chauffer la salle, Gérald Dahan avait donné le ton. "Le mot président, moi, je sais que c'est un boulot. Lui, il est persuadé que c'est un camembert", a plaisanté l'humoriste dans une imitation de Nicolas Sarkozy parlant de Jacques Chirac. Tout au long d'une allocution-fleuve d'une heure devant un public de 1.500 personnes, Nicolas Sarkozy a revendiqué son discours de droite face à ceux qui l'accusent de "dérive droitière". "Au nom de quoi être de gauche c'est noble, et être de droite ou du centre, on devrait commencer par s'en excuser?", a-t-il lancé. "A force d'être nulle part, on a fini par perdre beaucoup d'électeurs", a-t-il également remarqué dans une autre pique à Jacques Chirac. "Tout là-haut, il y a peu d'oxygène, et quand il y a peu d'oxygène, il y a peu d'électeurs." Nicolas Sarkozy a donc persisté et signé dans ses critiques contre le modèle social français. Il a ainsi estimé que l'augmentation "faramineuse" de la dette publique mise en lumière par le rapport Pébereau nécessitait de "ne pas remplacer tous les départs à la retraite" des fonctionnaires. Le ministre de l'Intérieur est aussi revenu sur la polémique concernant le "rôle positif" de la colonisation, pour dénoncer "l'auto-flagellation permanente" dans laquelle se complairait la France sur son passé et accuser la gauche "d'exploiter à des fins exclusivement politiciennes" l'émotion créée par l'article 4 de la loi du 23 février 2005. Nicolas Sarkozy n'a pas manqué d'évoquer la présidentielle. Il a confirmé aux nouveaux adhérents de l'UMP qu'ils voteraient début 2007 pour désigner le "seul" candidat soutenu par le parti à l'élection présidentielle, conformément à la décision prise le 6 décembre dernier par le bureau politique. Le président de l'UMP a surtout dressé un portrait-robot du candidat idéal qui lui ressemble étrangement, et fort éloigné de son rival Dominique de Villepin. "Je ne crois pas que les Français attendent un président (...) absolument infaillible sur tous les sujets, comme marchant au-dessus des eaux parce que oint du suffrage universel", a-t-il dit. "Je pense qu'ils attendent un candidat ou une candidate qui parle de façon compréhensible, qui ressemble aux Français." Nicolas Sarkozy a terminé son discours en évoquant l'agenda de l'UMP pour 2006, "année importante", mais "un peu moins que 2007". Il a précisé que les militants seraient consultés sur le projet du parti avant le conseil national qui se réunira en septembre pour l'entériner. Celui qui veut construire "un grand parti populaire" s'est fixé l'objectif de dépasser "largement" les 250.000 adhérents fin 2006. Un an après son élection, le président de l'UMP a déjà tenu son premier pari, doubler leur nombre pour atteindre fin 2005 la barre des 200.000. Le parti comptait samedi 208.354 encartés, selon Yves Jégo, chargé des nouvelles adhésions. M. Sarkozy a accueilli à la fin de la réunion le 200.000e adhérent, Céline Carrère, cadre commerciale à Paris. Sa motivation à l'UMP? "Soutenir la candidature de notre président". AP Source NOUVELOBS

Synthèse: La crise des banlieues, un problème politique ou raciste ?

Un article par Mobi-tests, à consultez ICI

C'est Gagné pour l'UMP : plus de 200 000 membres

Aujourd’hui, l’UMP compte 202 239 adhérents à jour de cotisation 2005.

C'est gagné Pour Nicolas Sarkozy !!!

Lundi 19/12, Nicolas Sarkozy répond à vos questions...

Saturday, December 3 2005

191 229 Adhérants... Penser différement pour agir autrement

Journée de France.9 Discours de François Fillon Ancien ministre, sénateur de la Sarthe Conseiller politique Samedi 3 décembre 2005

Mesdames et messieurs, mes chers amis et compagnons,

Pour nous, il n'y a qu'une seule façon de concevoir la France : au sommet et non dans le fossé. Et il n'y a qu'une manière d'aborder le XXIème siècle : debout et non à genoux.

Voilà l'esprit qui nous rassemble depuis ce matin.

Merci pour votre présence si nombreuse qui témoigne de votre sympathie à l'égard de notre association. Merci à tous les adhérents de France.9 qui nous font confiance et qui ont contribué à l'organisation de cette journée. Merci à nos invités, français et étrangers, qui nous ont fait partager leurs analyses. Merci enfin à tous mes amis parlementaires qui nous ont fait l'amitié de répondre présent.

"Debout et non à genoux, au sommet et non dans le fossé" : en usant de cette image, je ne cède pas aux réflexes de l'arrogance et du chauvinisme.

L'analyse objective de la France me conduit, bien au contraire, à dire que le temps du sursaut est venu. Et ce sursaut a pour moi le visage de l'audace et de l'ouverture et non celui de la suffisance et des certitudes.

Que cela plaise ou non, que certains tentent de jouer avec les mots ou les échéances, nous sommes face à un tournant historique : d'un côté, il y a le monde occidental, vieillissant, assis sur les trésors aléatoires de son passé, de l'autre, il y a des continents en marche ; ils sont jeunes, sans complexe, bien décidés à saisir toutes leurs chances pour assurer leur prospérité, une prospérité dont ils ont été privés depuis des siècles.

Il est inutile de nous bercer d'illusions et il est vain de nous draper derrière des formules vaniteuses et cocardières : ce tournant historique frappe de plein fouet le modèle français. Le diagnostic est là, sous nos yeux, et nous en avons parlé ce matin : notre pacte républicain est lézardé ; notre socle social est affaissé ; l'Etat vit à crédit ; nous sommes sur-endettés et l'ardoise de 2000 milliards d'euros laissée à nos enfants devient écrasante ; notre croissance oscille péniblement entre 1% et 2% depuis quinze ans ; le chômage de masse s'est installé dans notre paysage comme une fatalité ; notre influence européenne est dans le ruisseau…

Ce tableau, j'en assume une part de responsabilité. J'espère ne pas avoir démérité car partout ou je fus en charge je me suis efforcé d'engager, sans jamais céder, les réformes qui me paraissaient nécessaires. Mais ceci dit, je constate nous n'avons pas collectivement réussi à hisser notre pays au meilleur de lui-même.

Le tableau de la situation française n'est pas reluisant mais du moins a t-il le mérite de nous placer devant un miroir. Désormais, nous n'avons pas d'autre choix que de nous poser les bonnes questions, c'est à dire les questions qui nous secouent et non celles qui nous rassurent.

Continuons-nous à esquiver les défis de la mondialisation ou acceptons-nous de les affronter en en nous réorganisant et en affûtant nos atouts ? Continuons-nous à ajuster à la marge notre organisation économique et sociale ou décidons-nous de nous attaquer aux racines de nos problèmes ? Continuons-nous à flatter l'opinion ou prenons-nous le risque de tout mettre sur la table ?

Ces questions, je souhaite les voir au cœur du rendez-vous de 2007; je veux qu'elles provoquent ce grand débat démocratique dont notre pays a instamment besoin.

Pourquoi un grand débat démocratique ?

Parce que ces questions appellent une révolution des esprits. Dans les profondeurs du pays, chacun doit, à sa mesure, sentir que le temps des changements individuels et collectifs est là !

Chacun doit se demander s'il fait partie d'un peuple dont les ambitions s'assouvissent désormais dans l'individualisme, le corporatisme et le poujadisme, ou s'il est de ce peuple passionné et aventurier pour qui rien n'est impossible ! Chacun doit se demander s'il est de ces citoyens aux esprits craintifs, ces consommateurs à l'âme égoïste, ces apothicaires de nos droits acquis, ou s'il est le citoyen inventif, téméraire et fraternel qui donne à son pays autant qu'il reçoit de lui. Pour tout dire, chacun doit se demander s'il prend le parti du déclin tranquille ou celui du redressement exigeant. Voilà l'interrogation fondamentale qui, d'ici 2007, doit cheminer dans l'esprit de chaque français et se cristalliser lors d'un débat démocratique qui devra être suffisamment tranché et pédagogique pour ne pas être vain.

Il faut peu de choses pour relancer et réinventer la France, mais il faut néanmoins une chose essentielle, une chose dont chacun d'entre-nous doit être l'un des chaînons : le courage !

Le courage de se poser les bonnes questions, le courage d'imaginer de nouvelles réponses dont certaines bousculeront nos pratiques et nos habitudes ; dont certaines même pourront, pour un temps, être impopulaires.

Mes chers amis,

J'ai voulu cette journée de réflexion et de mobilisation pour deux raisons majeures.

La première, parce que j'estime qu'il ne peut y avoir de véritable victoire politique - je veux dire de victoire qui ne s'apparente pas à un feu de paille - sans leadership intellectuel. Face à l'opposition, nous devrons incarner l'innovation et l'imagination qui sont les préalables d'une action claire et décapante. Nous devons débattre, réfléchir, proposer, confronter nos points de vue comme nous l'avons fait ce matin. Tout s'y prête : le monde change, les certitudes idéologiques sombrent, les clivages partisans s'aplanissent. Pour tout dire, les pyramides d'hier s'effondrent entraînant dans leur chute la vieille gauche mais aussi la vieille droite. Bref, le ciel se dégage ! L'heure est donc venue de penser différemment pour agir autrement.

Dans cette perspective, j'ai la conviction que France.9 doit apporter sa marque dans l'élaboration du projet qui est engagé à l'UMP. Elle doit le faire avec sa sensibilité nationale et sa singularité républicaine.

Vous le savez, la presse nous qualifie souvent de "gaullistes sociaux". J'estime le terme réducteur, mais j'en accepte la philosophie : nous voulons que la France soit au service d'un monde mieux équilibré, nous voulons que les vertus citoyennes s'imposent sur l'individualisme et les communautarismes, nous voulons que l'efficacité économique ne soit pas dissociée de la justice sociale.

"Penser différemment pour agir autrement" : ce n'est pas qu'une exigence intellectuelle et politique, c'est aussi une nécessité électorale.

Actuellement – nul ne doit se leurrer ! - les Français hésitent entre la résignation et la révolte. Le gouvernement s'emploie à améliorer la situation, mais la crise est profonde et ancienne. Nos concitoyens perçoivent amèrement les limites de l'action publique, ils constatent que depuis vingt ans, gauche et droite confondues, patinent autour des mêmes solutions et surtout des mêmes résultats. Nous ne les convaincrons pas en 2007 en affichant béatement une continuité intellectuelle et politique. Dire cela, ce n'est pas jouer contre mon camp, c'est l'éclairer sur les défis qui sont devant lui ; c'est l'alerter sur la nécessité de se réinventer sous peine d'échec.

La seconde raison qui m'a porté à organiser notre rencontre, c'est qu'il ne faut jamais sous-estimer l'opposition. Derrière le spectacle de ses divisions se cache un dessein dangereux pour la France.

Au regard de ce qui s'est passé la semaine dernière au Mans, à la lecture de la synthèse qui inspirera le projet de nos adversaires, je vous dis, mes chers amis, que battre la gauche n'est pas seulement un objectif électoral, c'est une véritable obligation nationale !

Les empêcher de revenir sur la réforme des retraites comme ils l'ont annoncé, est une obligation nationale !

Les empêcher de relancer à tout va les "emplois jeunes" dont chacun sait qu'ils sont une impasse et un artefact pour masquer l'atonie de notre marché de l'emploi, est une obligation nationale !

Les empêcher de relever aveuglément les impôts, est une obligation nationale !

Les empêcher d'imposer systématiquement la réduction du temps de travail à toutes les petites entreprises, est une obligation nationale !

Les empêcher de poursuivre dans ce mensonge qui consiste à promettre la renationalisation d'EDF, est une obligation nationale !

Je n'ai pas de conseils à donner à mes adversaires… Mais ce qui se passe au PS nous regarde parce qu'il y a une question qui influe sur le fonctionnement de notre pays : pourquoi la France a t'elle le parti socialiste le plus conservateur d'Europe, le seul à préconiser des mesures qui sont récusées partout ailleurs ?

Comment se fait-il que notre pays soit le seul d'Europe à compter un parti socialiste qui n'a pour dessein que de démanteler ce que la majorité a fait. Entre la France ( où le PS préfère abroger avant de proposer ! ), et l'Allemagne ( ou la gauche accepte de travailler avec la droite pour réformer ), le contraste est saisissant.

C'est ainsi, nous avons le parti socialiste le plus rétrograde d'Europe et ce n'est pas une chance pour la France.

Ce n'est pas une chance parce que le débat démocratique en est appauvri. Nous n'arrivons jamais, en effet, à dégager des consensus sur des sujets fondamentaux et des mesures dont l'évidence transcende pourtant les étiquettes partisanes.

Ce n'est pas non plus une chance, parce qu'une partie de notre peuple continue d'être bercée d'illusions. Le monde entier évolue et s'adapte à pleine vitesse, mais le PS continue de dire aux Français : "le monde entier à tort".

Le parti socialiste allemand – le SPD – a radicalement modernisé ses idées en 1959. En Grande Bretagne, cela fut fait il y a 15 ans… Chez nous, on attend toujours !

Les rares réformateurs n'ont jamais cessé d'être vilipendés, injuriés, ridiculisés. Ils étaient et sont sociaux-démocrates ce qui à gauche, est, semble-t-il, une "traîtrise".

Parmi ceux-ci, il en est qui ont tourné casaque : Laurent Fabius, dit "Laurent le rouge aux souliers vernis", et Dominique Strauss-Kahn, dit "le caméléon".

Le fait est là : entre la sociale-démocratie et le socialisme intégriste, le PS n'a jamais osé clairement trancher. La raison en est simple : à l'époque, il courait après le parti communiste, aujourd'hui il fait les yeux doux à l'extrême gauche. Quelle "belle évolution" !

Nous avons suffisamment combattu en notre temps le Front National, pour exiger aujourd'hui du parti socialiste une clarification politique et morale vis à vis de gens qui estiment encore que le communisme et le trotskisme sont une source de progrès.

Le congrès du Mans n'a pas réinventé le socialisme mais l'a au contraire verrouillé. C'est pourquoi nous avons le devoir de ne pas laisser les rênes de la France à un parti qui a trente ans de retard.

Battre la gauche, la battre non par défaut mais par une autre façon de faire de la politique, la battre non par aubaine mais par la force d'un projet audacieux : voilà ce que doit être notre objectif.

Mes chers amis et compagnons,

Le modèle français est épuisé et ce n’est pas par quelques ajustements qu’il sera sauvé : il faut faire preuve de lucidité et d’ambition pour le renouveler.

La lucidité, d’abord, dans le constat de la crise à laquelle il est confronté – ou plutôt des crises, car j’en vois en réalité trois : la crise du travail, la crise de l’emploi, la crise du dialogue social.

Face à ces trois crises, je mets sur la table plusieurs propositions pour changer la donne.

La crise du travail en premier lieu.

Deux évolutions ont été marquantes dans ce domaine : celle des 35 heures, dont nous ne finissons pas de payer les conséquences, celle ensuite, de la réduction progressive de l’écart entre les revenus du travail et ceux de l’assistance. Nous sommes parvenus à un point insupportable - disons même immoral ! - où celui qui accepte un travail difficile, rémunéré au SMIC, éventuellement à mi-temps, s’aperçoit qu’il gagne moins que celui qui est en quête d'un emploi ou qui l'attend devant son poste de télévision. Si je résume : d'un côté on a recommandé aux français de travailler moins, de l'autre on a laissé s'étendre un mécanisme suivant lequel l'effort est moins récompensé que l'assistance… Vous pouvez en être sûr, aucune société au monde ne peut prospérer très longtemps sur de telles bases !

Aujourd’hui, je propose de revaloriser le travail par une réforme profonde de notre système de prestations. Ce n'est pas moins de social, c'est le social autrement !

Vous le savez, le gouvernement vient de créer un « bouclier fiscal » : l’Etat ne peut prélever plus de 60 % des revenus d’un individu. C’est une évolution positive.

Mais il faut savoir qu’en bas de l’échelle de revenus, nous n’en sommes pas là. Pour une personne au RMI qui accepte un travail, chaque euro supplémentaire qu'il gagne, conduit à une diminution d’un euro de son RMI : autrement dit, le gain est pratiquement nul !

Croyez-moi, il faut être vraiment stimulé pour reprendre un emploi en ayant devant soi la perspective d'un revenu quasiment équivalent à celui de l'assistance !

Nous devons donc repenser totalement notre système de minimas sociaux, accumulation illogique et contradictoire de différentes prestations.

Je propose un principe simple : chaque fois que l’employeur verse deux euros de revenus supplémentaires, un euro au moins doit tomber directement dans la poche de son salarié.

Pour reprendre l’exemple du RMI, la réforme consisterait donc à ne réduire le RMI d’une personne qu’à hauteur de la moitié (et non de la totalité ) de ses revenus extérieurs. Bien entendu, des évolutions similaires seraient à engager pour l’ensemble de nos prestations sociales.

C’est de la sorte que nous revaloriserons le travail ; c'est ainsi que nous donnerons plus de sens à la justice sociale.

La seconde crise que j’ai évoquée, c’est la crise de l’emploi.

Notre société est littéralement minée par la persistance du chômage. Le gouvernement commence à obtenir quelques résultats encourageants en la matière. Mais nous ne pouvons avoir qu’un objectif : le plein emploi ; et pour y parvenir, nous devons encore aller beaucoup, beaucoup plus loin.

Nous le savons, la caractéristique du chômage en France, au-delà de son niveau qui est supérieur à celui des autres Etats européens, c’est sa durée qui se situe, selon les périodes, entre un an et un an et demi. L'an dernier en France, près de 50% des demandeurs d'emploi n'ont pas pu trouver un travail en l'espace de 12 mois, tandis que le Royaume Uni affichait un taux de 21% !

Pendant ces périodes de chômage, ces demandeurs d’emploi sont certes indemnisés pendant une durée qui est relativement longue par rapport à d'autres pays… En revanche, ils sont peu ou mal accompagnés dans leur recherche d’emploi, ils sont assez peu formés, insuffisamment aidés et incités.

Tout cela débouche sur une étrange particularité française : nous consacrons plus de moyens que nos voisins au traitement du chômage mais ce traitement à des résultats moins probants que les leurs ; nous assurons une indemnisation de l'ordre de deux ans, plus longue que celle de nos voisins, mais la peur du chômage est plus forte chez nous que chez eux.

Il est donc temps d'inverser les logiques sur lesquelles nous travaillons depuis des décennies. Il faut remplacer l’assurance chômage par une véritable assurance emploi.

Dans cet esprit, je propose que les demandeurs d’emploi soient, sur la base du volontariat, beaucoup mieux indemnisés – à hauteur de 80 % de leur ancien salaire – mais pendant une durée significativement plus courte, de l'ordre d'un an maximum. Durant cette année, ils bénéficieraient d’un suivi considérablement renforcé : des entretiens hebdomadaires (et non pas mensuels comme c’est aujourd’hui envisagé) ; un accompagnement par un référent unique ; des formations relativement longues, à condition que celles-ci interviennent dans des secteurs où il existe des besoins en main d’œuvre.

Je propose au surplus de donner aux demandeurs d’emploi une véritable autonomie et un véritable choix. Pour cela, ils recevraient un « chèque accompagnement » qu’ils pourraient porter à l’opérateur de leur choix (ANPE mais aussi opérateur privé ou société d’intérim, par exemple), qui leur garantirait un suivi personnalisé et une formation en tant que de besoin.

J'en conviens, ce système présente un risque : celui de perdre son indemnisation au bout d'un an, faute d’avoir trouvé un emploi.

C’est pourquoi sa réussite dépend d’une condition : avoir un taux de retour à l’emploi de pratiquement 100 % à l’issue de la période. C’est le défi que nous devons relever, et pour cela deux objectifs doivent être parallèlement poursuivis : unifier le travail et l'organisation de l'ANPE et de l'UNEDIC, notamment par la mise en place d'un guichet unique de l'emploi ; assouplir et rationaliser les règles du marché du travail en instaurant notamment un contrat unique qui doit être moins rigide que le CDI mais plus solide que le CDD.

Voilà le chemin pour sortir du chômage de masse et garantir à chacun une sécurisation des parcours professionnels.

Bien entendu, ces réformes supposent une concertation avec les partenaires sociaux.

Cela m’amène à la troisième crise dont j'ai parlé, celle des relations sociales.

Notre pays est l'un de ceux en Europe où les partenaires sociaux sont à la fois les plus faibles, les plus divisés, les plus concentrés sur la seule fonction publique, les moins disposés au compromis. C'est le résultat d'un système inadapté qui pousse à la fuite des responsabilités, à la surenchère et à la contestation mécanique. Les conflits à la SNCM, à la Régie des transports de Marseille et à la SNCF, auront été emblématiques de l'état archaïque de ce système.

Je "proteste donc je suis", " je dis non donc j'existe", "je bloque les usagers donc je pèse", voilà, grossièrement, le dialogue social dans notre pays.

Dans la France du XXIème siècle, un tel fonctionnement n'est plus possible. L'impulsion politique doit être enrichie par des consensus qui doivent se discuter et se nouer sur le terrain. Face à la société bloquée, uniforme et infantilisée, j'oppose la société participative, souple et responsabilisée.

Pour cela, il faut provoquer une nouvelle donne sociale !

La première question qu'il faut trancher, c'est celle de la place respective de la loi et de la convention collective.

Il faut trouver de nouveaux équilibres pour renforcer le rôle des acteurs sociaux et la prise de responsabilité au plus près du terrain, et éviter ainsi ces lois ( comme celle des 35 heures ) où le législateur définissait à son grès et selon les improvisations tactiques du moment, les conditions d’habillage et de déshabillage des salariés !

La seconde question est celle de la représentativité syndicale. Les règles de représentativité datent de 1945 et ont été gravées dans le marbre par un arrêté de 1966 reconnaissant un statut particulier à 5 confédérations. Cette disposition est de plus en plus contestée par des syndicats aspirant à faire partie de ce club fermé des 5. J'estime qu'il faut ouvrir le "jeu syndical" dès lors que l'on parie sur le fait que l'extension des règles de l'accord majoritaire conduira à l'émergence d'un pôle de syndicats réformistes.

Conséquence logique, une troisième question devra être abordée : celle de la généralisation du principe majoritaire, à la fois dans les branches et dans les entreprises, par majorité d’adhésion et non plus d’opposition comme c'est le cas aujourd'hui.

Je propose de mettre fin au système de la double négation afin de conduire les partenaires sociaux à dire "oui" directement aux accords qui leurs sont proposés. Il y va de la légitimité pleine et entière de la négociation collective.

La quatrième question est celle du dialogue social dans les PME de plus de 50 salariés. Il faut parvenir à favoriser la mise en place d’institutions de représentation des salariés. Il pourrait s’agir d’un Conseil d’entreprise, exerçant à la fois les fonctions des délégués du personnel, du Comité classique d’entreprise et des délégués syndicaux. Il faut expérimenter une fusion des instances de consultation et des instances de négociation, qui sont une spécificité française qu’il faut, selon moi, revisiter.

Voilà les pistes pour une nouvelle donne sociale.

A ceux qui, à gauche, craignent cette évolution, je veux rappeler que le statu quo actuel, avec son dialogue social en miettes, son chômage de masse et ses comptes sociaux en déficits chroniques, est plus inquiétant encore !

A ceux qui, à droite, seraient tentés de penser que la France peut être transformée en ignorant les corps intermédiaires, je dis, attention, car les changements de fond ne se décrètent pas exclusivement du sommet. Il faut un élan partagé, il faut des relais, il faut imprimer un rythme dans le pays dont l'intensité doit s'exercer sur la durée.

Avec cette nouvelle donne, je nous invite en définitive à réconcilier les Français avec leur économie et ses mutations nécessaires.

D'un côté, je dis oui à la souplesse de l'emploi, à la flexibilité et à la valorisation du travail. De l'autre, je dis oui aux régulations et au dialogue permanent pour dégager des équilibres sociaux.

Vous le savez, la chute heureuse du communisme à une conséquence : désormais le système capitaliste se trouve face à lui-même, sans vis à vis, devant ses propres interrogations et ses propres limites. Au niveau national comme au niveau européen, nous devons l'orienter et le réguler.

Ce n'est pas parce que la gauche dit n'importe quoi sur ce sujet, que nous devons être muet et inactif face à certaines dérives. A cet égard, dois-je vous dire que la responsabilité n'est pas que politique…

La transparence et l'éthique doivent animer le monde économique. C'est le prix pour que le libéralisme ne soit plus la cible des critiques permanentes et souvent infondées d'une large partie de l'opinion. Je ne parle pas ici de tous ces chefs d'entreprises, notamment des PME, qui se battent jour et nuit pour leurs boîtes et leurs salariés. Non, je parle de certains de ces grands groupes dont les intérêts échappent parfois à toutes considérations industrielles ou sociales, ces grands groupes dont certains de ses leaders sont jugés suffisamment incompétents pour être écartés par leur conseil d'administration mais suffisamment influents pour être largement récompensés de leur départ.

Je me mets dans la peau du travailleur qui ne lésine pas sur ses efforts…

Peut-il trouver juste qu'un patron qui a échoué empoche sa "golden parachute" ( ses indemnités de départ ), ses stocks options et sa "retraite chapeau" c'est à dire une allocation de retraite versée en complément des prestations du régime général ?

Peut-il trouver juste de constater que le pouvoir d'achat de certains dirigeants du CAC 40 ait bondi de 15% en moyenne ces deux dernières années, alors que son pouvoir d'achat, comme celui de tous les français, n'a cru que de 2,6% ?

Non, il ne peut trouver cela juste. L'économie de marché ne peut être solide et populaire que si la transparence et la sagesse inspirent celles et ceux qui en sont les principaux acteurs et symboles.

Mesdames et messieurs, Mes chers amis et compagnons,

Voilà ce que je voulais vous dire aujourd'hui.

Le temps est à la réflexion, il sera bientôt à l'audace. L'urgence ne se discute plus. La crise des banlieues - qui grâce au Ministre de l'Intérieur a été gérée avec fermeté et doigté – n'est que le point saillant d'un malaise plus général : le malaise français.

Nous pouvons en sortir. Nous en avons les atouts. Nous en avons l'intelligence. Nous en avons l'expérience car ce n'est pas la première fois que notre pays est dans le creux de la vague.

Le sursaut est nécessaire à la France, la France est nécessaire à l'Europe qui, elle aussi, est aujourd'hui dans l'impasse. L'Europe ne fera rien de grand sans la France, et la France ne fera rien de fort pour l'Europe si, chez nous, la faiblesse, l'hésitation et la peur des horizons qui bougent, persistent à nous paralyser.

En 2007, la politique de la France aura besoin de consistance et de clarté.

Cela passera par un mandat net et courageux, validé par les électeurs qui doivent savoir précisément ce que nous voulons et ce que nous ferons.

Cela passera par un gouvernement qui devra assumer avec continuité et résolution ses choix et ses actes en ne se dérobant pas au premier manifestant venu

Cela passera par un Chef de l'Etat actif et engagé dans un dialogue permanent avec nos concitoyens, car il n'y a pas d'action sans explication de fond.

Cela passera enfin par toutes celles et tous ceux qui, comme vous, n'avez jamais cessé de dire : inventons, tentons, osons, avançons pour la France.

Mesdames et messieurs, il y a dans cette salle un homme qui est sur cette longueur d'onde : il est prêt à prendre ses responsabilités, il veut bousculer le passé pour mieux dessiner l'avenir, il croit en la France et la France croit en lui : cet homme s'appelle Nicolas Sarkozy. Et je l'invite à prendre la parole.

Friday, November 18 2005

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