Le contrat première embauche est une réponse inédite au chômage et la précarité des jeunes dans notre pays. Son objectif : donner aux jeunes un ticket d’entrée sur le marché du travail en leur ouvrant une voie plus rapide et plus sûre à un emploi stable et en leur donnant des droits nouveaux.

En matière de chômage des jeunes, la France est la lanterne rouge en Europe : 23% de jeunes sans emploi soit 6 points de plus que le reste de la zone euro (9,6% pour l’ensemble de la population française). Un taux qui monte jusqu’à 40% pour les jeunes les moins qualifiés. Autre particularité française, un jeune met en moyenne 8 à 11 ans avant de trouver un emploi stable, c’est deux fois plus que chez nos voisins européens. Quant aux jeunes qui sont embauchés en CDD, 78% d’entre eux ne dépassent pas un mois.

Utilisons ce qui marche

Fort du succès du Contrat Nouvelle Embauche (280 000 CNE signés depuis septembre), il était naturel de passer à la vitesse supérieure. Notre devoir était de répondre à ce problème en prenant exemple sur ce qui a fonctionné et réussi à l’étranger. Le contrat Premier embauche, à durée indéterminée, est ouvert à tous les jeunes de moins de 26 ans embauchés dans une entreprise de moins de vingt salariés.

Un contrat anti-précarité

Le contrat Première embauche a pour objectif de sortir de la précarité les jeunes qui enchaînent stages, CDD, intérim en ouvrant aux jeunes une voie plus rapide et plus sûre à un emploi stable. Il donne en outre des droits nouveaux :

1) une garantie de rémunération : en aucun cas les rémunérations ne pourront être inférieures au régime commun des salariés ; 2) un droit à la formation individuel ouvert dès la fin du 1er mois alors que dans les autres contrats le droit à la formation ne s’ouvre qu’au bout d’un an ; 3) une protection renforcée en cas de licenciement : en cas de rupture du CPE après 4 mois, une allocation forfaitaire de 490 euros par mois, financée par l’État, est versée pendant 2 mois au jeune. (Aujourd’hui, les allocations chômage se déclenchent qu’à partir de 6 mois de travail) ; 4) les stages, les contrats à durée indéterminée et les périodes en alternance effectués dans l’entreprise seront décomptés de la période de consolidation de l’emploi de 2 ans. (Exemple : un jeune qui aurait déjà fait 6 mois stage et 6 mois de CDD dans l’entreprise n’aurait plus que 12 mois de période de consolidation) ; 5) l’accès au logement : les possibilités offertes par Locapass sont étendues aux titulaires du contrat première embauche ; 6) l’accès aux crédits : les banques ont d’ores et déjà annoncé qu’elles considéraient le contrat nouvelle embauche comme un CDI.

La gauche a condamné les jeunes au chômage

Que sont devenus les emplois jeunes du gouvernement Jospin et leur soi-disante utilité sociale? Combien de ces contrats précaires, nivelant par le bas la situation des jeunes, se sont transformés en CDI? Doit-on restreindre les jeunes à travailler dans une administration ou une association ? Des questions laissées sans réponses par ceux qui aujourd’hui tentent d’orchestrer une campagne de désinformation contre le contrat première embauche pour lequel ils n’opposent aucune contre-proposition sérieuse. _

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